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De l'image du dément…

Sommaire de l'exposition

L'enfermement judiciaire… 1761
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Présentation du contenu :

Sous l'Ancien Régime, faire irruption dans une église vêtu de rouge, interrompre la messe en brandissant une épée, ou encore menacer d'attenter à sa vie et à celle d'autrui, valent réputation de folie et conduisent devant les tribunaux. L'expression de la folie ne se résume pas à ces démonstrations bruyantes, tapageuses et parfois dangereuses. Le plus souvent le fou vit dans sa famille, sous la surveillance et la protection directe de ses parents.

Quand la famille ne peut plus faire face aux désordres, ou que les parents disparaissent, l'enfermement devient un recours pour protéger le dément et surtout la société. La justice s'empare alors de l'affaire et l'insensé se retrouve au banc des accusés : il purgera sa peine d'exclusion, au mieux dans une prison seigneuriale, au pire dans une maison de force royale.

Supplique de Philippe Lorillon demandant l'enfermement en maison de force de son fils, Thomas, accusé de démence et menaçant d'attenter à sa vie et à celles des autres (1761), arch. dép. Yonne, B 2e supplément 267